« Hey, pousse pas… ». La barque tanguait dangereusement depuis que Luigi avait pris les commandes. « T’inquiète, on approche, l’île est à moins de 100 mètres ! ». Ca ne rassurait pas Jill. Du haut de ses 16 ans, elle avait pourtant hérité du courage de son père, un texan un peu rustre, et de l’audace de sa mère, une sicilienne au caractère bien trempée. Mais elle ne connaissait Luigi que depuis 12h, rencontré dans les toilettes d’une boite de nuit mal fréquentée, à une heure où l’alcool fait oublier le danger. La barque accosta un quai en pierre de granit gris. Luigi sauta à terre et le phare de Strombolicchio s’éleva devant eux. Jill compris à cet instant qu’ils allaient rester seuls sur l’île tout l’après-midi, et cette pensée lui fit peur…