La "house music" est née à Chicago et revendique la défense des bannis de la société américaine, en particulier les homosexuels noirs. Les premiers morceaux diffusés par les DJ's dans les clubs de la ville ont été comparés à des prières.
Si les compositeurs originels de la « techno music » ont été influencés par la désolation des banlieues industrielles de Détroit, la « house music » revendique quant à elle la défense des bannis de la société américaine, en particulier les homosexuels noirs. Ce genre musical, né au début des années 80 avec la création de la boite à rythme, mélange synthétiseurs, percussions et surtout enregistrements vocaux. Les premiers morceaux créés et diffusés par les DJ’s dans les clubs et garages de Chicago ont été comparés à des « prières », tellement le message des créateurs et la communion des danseurs y étaient forts.
Ils sont quatre, quatre DJ’s et compositeurs a avoir gravé l’empreinte de la « house music » dans les clubs de Chicago. Le premier, Jesse Saunders, est considéré comme le géniteur : avec les morceaux On & On et Funk U up, il créé un son minimaliste avec une étonnante modernité : peu de vocaux, peu de mélodies, mais de la boite à rythme et des « claps » incessants si significatifs par la suite du genre. Le second, Dr. Derelict, est le premier artiste à sortir un morceau appelé « indefiniment » vendu au grand public. Le troisième, Frankie Kunckles, est considéré comme le « parrain de la house » : avec lui, le genre explose, et des titres comme Your Love, Baby Wants to Ride, You Got the Love ou encore Angel sont diffusés au delà de la ville. Quant à Marsahall Jefferson, il est considéré comme un des maîtres de la « house », et réalise en 1986 un titre considéré comme un des premiers grands classiques du genre : Move Your Body.